L’Antiquité rêvée

La passionnante exposition L’Antiquité rêvée. Innovations et résistances au XVIIIe siècle, qui est présentée au Musée du Louvre, se termine le 14 février. Ne la manquez sous aucun prétexte !

Nicolas Poussin, Le Testament d'Eudamidas, huile sur toile, 110 x 138 cm, Copenhague, Statens Museum for Kunst. Photo : Statens Museum for Kunst

Nicolas Poussin, Le Testament d'Eudamidas, huile sur toile, 110 x 138 cm, Copenhague, Statens Museum for Kunst. Photo : Statens Museum for Kunst

Et puis, les plus observateurs et les plus avisés d’entre vous ne manqueront pas de s’arrêter devant Le Testament d’Eudamidas, cette merveilleuse oeuvre de Nicolas Poussin qui a marqué l’esthétique de la seconde moitié du XVIIIe siècle de façon décisive. Merveilleuse oeuvre que, soit dit en passant, nous avons rarement l’occasion de voir, puisqu’elle se trouve conservée au Statens Museum for Kunst de Copenhague.

- Merveilleuse oeuvre, enfin, dont nous proposons à vos yeux émerveillés et incrédules une rare et magnifique copie, de mêmes dimensions, datant de la fin du XVIIIe siècle.

Pour plus de renseignements sur cette exposition, lire l’article de la Tribune des arts qui lui est consacrée.

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10 commentaire sur L’Antiquité rêvée

  1. C

    Êtes-vous sûr de ne pas vouloir diversifier vos activités en vous faisant guide-conférencier de cette exposition…? Vous l’avez si bien vendue que je me sens maintenant le devoir moral de m’y rendre au plus vite. ;)

    • Je ne sais si j’ai vendu quoi que ce soit, C, mais je suis heureux si ce billet vous a donné l’envie de visiter cette exposition. D’autant qu’il ne vous reste guère de temps pour le faire ! Guide-conférencier ?… Il m’est arrivé – cela remonte à des années – d’accompagner un petit groupe lors d’une visite au Louvre. Nous avions des allures de conspirateurs, car je n’avais pas demandé d’autorisation pour m’exprimer publiquement sur les collections du musée ! Eh oui… il faut un droit de parole figurez-vous. Vous le savez certainement, mais moi, naïf, je l’ignorais et j’avais omis de quémander cette fameuse autorisation. :) Par la suite, j’ai réitéré l’expérience une ou deux fois. Délicieuse impression d’être un hors-la-loi au sein de tant de beauté. :)

      Cela dit, pour cette exposition, malheureusement, ça ne sera pas possible. Croyez que je le regrette. Mais il y aura d’autres occasions. :)

      • C

        Vous parvenez sans peine à partager votre amour pour les belles choses. Et moi qui ne suis ni observatrice ni avisée – mais connais vaguement Nicolas Poussin (bénies soient les études droit !) – je me régale de vos billets… dont vous êtes si avare. :))

        J’ai profité d’une nocturne pour visiter l’exposition Turner l’an dernier et, plus récemment celle consacrée à Monet. Je ferai de même pour l’Antiquité rêvée (l’iPhone ne connaît pas l’italique. Zut de zut.). A les voir déambuler silencieusement, presque en marchant sur la pointe des pieds, les visiteurs me font l’effet d’être des cambrioleurs tentant de percer l’éclat mystérieux dont les œuvres se teintent à la faveur de la nuit…

        • Je suis très sensible aux compliments, C. Continuez, je vous prie. :)

          Nicolas Poussin est un peintre merveilleux. Parfait équilibre de la sensualité et de l’intellect. Un grand théoricien de la peinture également. Qui ébaucha les règles syntaxiques, pour ainsi dire, de la peinture d’histoire. Un de mes peintres préférés, donc.

          J’aime beaucoup votre vision des visiteurs d’expositions. (Même si souvent, hélas, c’est beaucoup moins la passion ou la curiosité qui les guide, que le prestige socioculturel…) Je serais heureux de connaître vos impressions sur l’Antiquité rêvée. La rêv(i)ez-vous de la même manière que les commissaires de l’exposition ? Avec l’exposition consacrée à Gérôme, à Orsay, on a eu (pas moi qui, malheureusement, ne l’ai pas vue) une ébauche du pendant de l’antiquité rêvée durant la seconde moitié du XIXe siècle : l’Orient rêvé. – L’Orient étant, comme le notait Delacroix dans son Journal (ou dans une lettre, je ne sais plus) « l’antiquité vivante », l’antiquité retrouvée. Une exposition qui regrouperait les grands maîtres de l’orientalisme, voilà qui m’intéresserait aussi diablement !

  2. C

    Cher Amateur professionnel, enfilez donc votre toge de professeur et expliquez à l’Amatrice du dimanche que je suis ce que vous entendez par « les règles syntaxiques (…) de la peinture d’histoire ». Google ne m’a pas été d’un grand secours et je vous avoue que, lorsque devant les articles traitant du sujet, j’ai eu toutes les difficultés du monde à ne pas bâiller. ;)

    Vous méritez amplement les compliments que l’on vous adresse. Rares sont les personnes prêtes à partager leurs connaissances avec autant de rigueur, d’élégance et de bienveillance.

    Je songe même à créer une page en votre honneur sur Facebook : « Qui aime Olivier B. le suive ! » ou, dans un langage plus accessible aux adolescents, « Olivier rocks ! ». Qu’en dites-vous ? ;)

    • Ma parole, vous m’avez pris au mot ! :) Merci, C, de ces compliments que je ne suis pas du tout sûr de mériter, mais qui me touchent beaucoup.

      Pour ce qui est de Poussin, je vous donnerais volontiers toutes sortes d’explications, mais je craindrais trop de vous faire bâiller d’ennui à mon tour. – Et que vous regrettiez bien vite vos paroles si flatteuses à mon endroit. Je ne puis me le permettre. En deux mots, Nicolas Poussin comparait la peinture au langage verbal. Il assurait même qu’il fallait « lire le tableau » comme on lit une histoire. Il est également à l’origine d’une théorie des modes, inspirée des théories musicales de l’antiquité grecque, selon laquelle tout sujet requiert son propre mode de représentation. En bref, Poussin est l’un des premiers peintres – si ce n’est le premier – à avoir envisagé (et théorisé) la peinture comme un véritable langage, avec, oui, ses règles syntaxiques pour ainsi dire.

      Pour ce qui est de la page Facebook… euh… merci de vous abstenir. Ma modestie légendaire n’y survivrait pas. :)

      • C

        J’ai tout lu d’une traite, sans bâiller, ni même cligner des yeux ! ;) Merci pour vos explications qui ont entrouvert une porte sur un sujet que je ne connaissais pas, mais qui m’intéresse désormais.

        Si l’on applique la théorie de Poussin qui voudrait qu’on lise un tableau comme on lit une histoire, on peut dire qu’il est un merveilleux conteur, n’est-ce pas ?

        • Non seulement on peut le dire, mais on le doit ! :) Poussin a fait sien le précepte d’Horace ut pictura poesis et, à ce titre, je pense qu’il eût été fier qu’on comparât sa peinture aux textes d’Homère ou de Virigile.

  3. je viens de découvrir votre blog qui se révèle un lieu d’enrichissement!! je m’y inscris de toute urgence
    Pour cette exposition j’arrive évidemment trop tard…Dommage

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