Les Chroniques d'un Amateur professionnel

Suite de quatre chaises à dos Louis XIV

Origine : Suisse.
Époque : Louis XIV, fin du XVIIe siècle.
Matériau : noyer ciré.
Dimensions : H. 107 – L. 50 – P. 45 cm.
Lieu de conservation : collection particulière suisse.

Suite de quatre chaises à dos Louis XIV, noyer naturel, mouluré et sculpté, Suisse, ca 1690. Photographie : Reno Sterchi. Copyright © 2008 L'Amateur.

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Adolf Hitler était un grand artiste

Ah, tu ne t’y attendais pas à celle-là, n’est-ce pas ? Et pourtant. Le XXIe siècle est en passe de faire cette découverte majeure. Attention, hein ! je ne te parle pas des croûtes qu’Adolf a pu commettre avant de devenir maître de l’Allemagne. Non, pour ça on est d’accord, s’il avait bien un talent artististique, avec la peinture il avait choisi le mauvais moyen de l’exprimer. Non, moi je te parle de ses activités artistiques en tant que Führer, en tant que principal artisan de la Seconde Guerre mondiale et de l’Holocauste. Car c’est avec la souffrance et avec la mort dispensées avec efficacité, sur une large échelle, qu’Hitler apparaîtra bientôt à nos contemporains comme l’un des plus grands artistes du XXe siècle.

Révoltante, ma thèse ? Absurde ? Voire.

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Retour à Champ de Bataille

Épisode I : Des Créquy aux d’Harcourt[1]

Il y a quelques semaines, je te conviai à une petite visite du château de Champ de Bataille. Il est temps pour moi de tenir mes promesses. Note que je le fais avec un brin de réticence. Et ce pour deux raisons. La première tient au fait que, parfois, lorsqu’on aime beaucoup quelque chose, on a, par pur égoïsme, envie de le garder pour soi seul. Cela dit, Champ de Bataille n’a pas attendu ton serviteur pour se tailler une belle réputation touristique. La seconde (mais qui est étroitement liée à la première), c’est que je sais cet endroit critiqué par quantité de quidams qui se croient autorisés à émettre des jugements d’ordres esthétique, historique, et même éthique, sous le prétexte qu’ils se piquent d’histoire, d’art, d’antiquités et même de goût. Bref, tu l’auras compris, Champ de Bataille, comme son nom l’indique, est, encore aujourd’hui, un lieu de controverse et de polémique. Or d’ordinaire, celles-ci ne me font pas peur. Je suis même un excellent débatteur et bretteur, tout doucement dans l’allée. Mais en ce moment, déjà accablé de lassitude pour des raisons personnelles, je me sens proprement exténué à l’idée de devoir répondre à d’ineptes remarques, dont, le plus souvent, l’ignorance le dispute à la jalousie et à la présomption. D’un autre côté, ami lecteur, je te sais de nature enthousiaste, courtois et propre sur toi. (Ne t’ai-je point fait à mon image ?) Donc rien à craindre de ton côté, pas vrai ? Alors dans ce cas, comme à Versailles au bon vieux temps louis-quatorzien, visse ton tricorne à ton chef, prends ta rapière et suis-moi !

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Paire de fauteuils en cabriolet à dossier médaillon


Estampillés Claude Chevigny, maître le 27 avril 1768.
Époque : Louis XVI, ca 1780.
Matériaux : hêtre mouluré, sculpté et relaqué,
tapisserie du XVIIIe siècle, probablement de Beauvais.
Dimensions : H. 91 – L. 56,5 – P. 53 cm.
Lieu de conservation : collection particulière.

Paire de fauteuils en cabriolets à dossier médaillon, hêtre mouluré, sculpté et relaqué, tapisserie du XVIIIe siècle probablement de Beauvais, époque Louis XVI, ca 1780. Photographie Reno Sterchi. Copyright © 2008 L'Amateur.

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Encore une rubrique !

Tu l’as peut-être noté à ma liste de liens : un autre de mes intérêts, ce sont les châteaux. Et plus particulièrement ceux qui furent édifiés aux XVIIe et XVIIIe siècles. Pourquoi ces siècles-là en particulier ? Peut-être parce c’est sans doute au cours de cette période que la notion de confort s’est le plus développée. Et je mentirais si je te disais que je ne suis pas extrêmement attaché à cette notion.

Certes, pour l’enfant que j’étais, un château, c’était d’abord un château-fort. Un truc bien massif, fièrement dressé au haut d’une colline, et bardé de tours crénelées, de remparts, de pont-levis, de mâchicoulis, de meurtrières, d’oubliettes et de souterrains secrets. Pierrefonds quoi. Autant te dire que le confort, à dix ans, je m’en moquais pas mal. (D'autant que j'avais alors une vie des plus confortables, et que l'homme est ainsi fait qu'il recherche toujours ce qu'il n'a pas.)

Mais les années passant, je m'éloignai du moyen âge, pour me rapprocher du Grand Siècle, puis de celui des Lumières. Et très vite, pour moi, le château idéal changea d'apparence et de signification. Loin du refuge guerrier qu'il était, il devint tout simplement une maison. Bon, d’accord, pas n’importe quelle maison. La maison. Par excellence. Un endroit clos de murs, protégé, et en même temps le lieu de vie d’une famille, un lieu ayant abrité des générations de cette même famille, et qui s’est peu à peu refaçonné, transformé avec ses multiples habitants, se pliant à leurs désirs, à leurs besoins ou à leurs caprices.

Un château, c’est de l’histoire en briques et pierre. Avec en sus, un parfum de tilleul et d’herbe fauchée. Et le doux crissement du gravier sous les semelles.

C’est de cette passion que j’aimerais t’entretenir, si tu veux bien. (À vrai dire, je ne te laisse pas le choix, c’est par pure courtoisie que je dis cela.) Et pour ce faire, hop ! une nouvelle rubrique : « Des maisons ». Bien sûr, esprit chagrin, tu vas me dire : « Encore une rubrique ? Mais il y aura bientôt plus de rubriques que de billets dans ce blog ! » Ouais ? Et alors ? C’est toi qui finances leur création ? Non ? Bon, alors poupougne hein !

Et pour inaugurer cette rubrique, un château que j’affectionne tout particulièrement : celui du Champ de Bataille. Pourquoi ? Tu le sauras à ta prochaine visite !

Au début était le geste

« La peinture, ce n'est pas copier la nature mais c'est apprendre à travailler comme elle. »
Pablo Picasso

Drame video en trois actes

1. La création - 2. L'imitation - 3. L'appropriation

Acte I - La Création

Acte I - La Création


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Commode Transition à double ressaut central


Attribuée à Nicolas Petit, (1732-1791, maître le 21 janvier 1761).
Époque : fin du règne de Louis XV, ca 1765.
Matériaux : bâti de chêne, placage et marqueterie d’amarante, de bois de rose, de sycomore teinté,
marbre rouge royal du Languedoc et garniture de bronze doré.
Dimensions : H. 84,5 – L. 128 – P. 56 cm.
Lieu de conservation : collection particulière française.

Commode d'époque Transition Louis XV - Louis XVI à double ressaut central, à trois rangs de tiroirs dont deux sans traverse, placage et marqueterie de bois de rose, d'amarante et de sycomore teinté sur bâti de chêne, attribuée à Nicolas Petit, maître en 1761, Paris, ca 1765. Photographie : Reno Sterchi. Copyright © 2008 L'Amateur.

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Women in Art

Pas trop envie d'écrire pour l'instant. Alors je pompe de façon éhontée. Et toi tu fais comme on a dit : tu regardes la vidéo, tu t'enthousiasmes et tu applaudis des deux mains comme tu sais le faire. Merci.

Et merci également à l'auteur, Eggman913.

Women in Art

Pendule « La Petite Prudence »


Boîte d’Antoine Foullet, maître en 1749.
Mouvement d’Henry Lacan, maître en 1756.
Époque : fin du règne de Louis XV, ca 1765.
Matériau : bronze ciselé et doré.
Dimensions : H. 29,5 – L. 29 – P. 10 cm.
Lieu de conservation : Collection particulière suisse.

Pendule Transition 'La Petite Prudence', bronze ciselé et doré, Paris, Foullet et Lacan, ca 1765. Copyright © 2008 L'Amateur.

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Quand les musées doivent revoir leurs copies

Faisons-nous plaisir ! Aussi, pour commencer l’année, et ces Chroniques par la même occasion, je vais t’en raconter une bien bonne. Tu la connais, celle du musée qui expose des faux ? Hmm ? Tu vas voir, elle vaut le détour.

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